Sauter en parachute en tandem est une bonne façon de découvrir la chute libre. Cette activité ludique ne demande aucune compétence particulière. En effet, un moniteur gère les différentes phases du vol à votre place. Installé dans un harnais biplace, vous profitez simplement de la vue ! Le briefing précédent un tel saut dure généralement une dizaine de minutes. Il se limite aux consignes de sécurité et à la position à adopter en vol. Mais pour pratiquer la chute libre seul, c’est une autre histoire. Il faut d’abord se rendre dans une école de parachutisme agréée pour se former. La méthode la plus rapide et la plus efficace pour commencer à sauter en solo est sans doute la progression accompagnée en chute (PAC). Gros plan sur les différents brevets reconnus par la Fédération française de parachutisme.

le stage PAC, une formation parachutisme
Un saut accompagné

La formation PAC : un pas vers l’autonomie en chute libre

LE CONCEPT
La pratique sportive de la chute libre demande de l’entraînement. De ce fait, la méthode d’enseignement du stage PAC est basée sur un enchaînement de sauts accompagnés durant une période de temps très courte. Généralement, une semaine – si la météo le permet. Cette formation accélérée a pour objectif de vous amener progressivement à l’autonomie en six sorties aériennes minimum. À la 7e, vous devez pouvoir sauter seul, même si dans la pratique, cela peut être plus long. Le tarif de la formation varie entre 1 000 et 1 500 euros. Pour suivre cette formation, il faut :
– avoir plus de 15 ans ;
– présenter une autorisation écrite de vos parents si vous êtes mineur ;
– faire moins de 90 kg ;
– obtenir un certificat médical de non contre-indication de moins de 3 mois.

LE PREMIER SAUT
Le premier jour, le stage commence par une formation au sol de 5 à 6 heures. Ce cours théorique permet d’aborder les fondamentaux du parachutisme sportif. Un instructeur vous présente :
– les éléments constituant un parachute ;
– les consignes de sécurité;
– la position en chute libre ;
– le pilotage de la voilure.
Après le briefing, vous effectuez votre première sortie. Vous décollez en avion jusqu’à la zone de largage, à 4 000 mètres, puis vous sautez avec votre propre parachute encadré par deux moniteurs. La phase de chute libre dure 50 secondes. A ce moment-là, le premier instructeur vous tient par le harnais pour vous stabiliser, tandis que le second vous aide à corriger votre position à distance et filme le saut. Après l’ouverture de la voile, à 1 500 mètres d’altitude, un autre moniteur prend le relais depuis le sol et guide le vol sous voile grâce à une radio. Une fois à terre, la vidéo vous permet d’analyser vos erreurs et de préparer le prochain saut.

LE DEROULEMENT DU STAGE
Les sorties suivantes sont encadrées par un seul moniteur. Ce dernier adapte la pratique à votre progression. Pour atteindre l’autonomie en vol, vous devrez être capable de :
– sortir correctement de l’avion ;
– stabiliser votre position en vol ;
– lire un altimètre ;
– déclencher seul l’ouverture de votre parachute ;
– piloter votre parachute ;
– vous poser en douceur.
A chaque saut, le moniteur de parachutisme vous propose différents exercices filmés, la vidéo permettant de débriefer efficacement une séance. Par exemple, pour maîtriser votre corps dans les airs, vous apprendrez à faire des rotations latérales et à revenir à plat ventre à partir de n’importe quelle position. En effet, les parachutistes atteignant 200 km/h en chute libre, il est impératif de pouvoir basculer face au sol pour ouvrir son parachute en toute sécurité.
La formation se termine théoriquement au 7e saut. A ce moment-là, vous devez pouvoir pouvoir sauter en autonomie, même si le moniteur peut estimer que des sauts accompagnés supplémentaires sont nécessaires ; ils peuvent être hors forfait. Une fois la certification PAC validée, vous pouvez pratiquer la chute libre dans toutes les écoles de parachutisme françaises sur présentation de votre carnet de sauts. Là, vous pourrez voler en solo, mais toujours accompagné par un moniteur de la Fédération française de parachutisme. Vous souhaitez être totalement autonome ? Il vous faut passer les brevets fédéraux.

Réaliser son stage PAC avec Adrénactive

Une formation de parachutistes
Un groupe de parachutistes pratiquant le vol relatif.

Les brevets de la FFP : la voie vers l’excellence

Après le stage PAC, vous pouvez encore gagner en autonomie en passant les brevets de la Fédération française de parachutisme.

LE BREVET A
Pour l’obtenir, vous devez avoir effectué 15 sauts au minimum, les 6 sauts du stage PAC étant pris en compte. Ensuite, vous devez valider deux modules complémentaires baptisés « aptitudes en chute » et « aptitudes sous voile. » Vous serez évalué sur les points suivants : la sortie de l’avion, la maîtrise d’un déséquilibre volontaire en vol, la simulation de l’action d’ouverture, le pilotage de la voile ou l’atterrissage dans un périmètre déterminé. Une fois ce brevet validé, vous pourrez sauter seul dans tous les centres agréés de l’Hexagone, sous la vigilance d’un moniteur au sol.

LE BREVET B
Ce brevet vous fait entrer dans la catégorie des parachutistes confirmés. Pour l’obtenir, vous devez totaliser 30 sauts au minimum et valider trois modules complémentaires : « aptitudes en chute, » « aptitude sous voile » et connaissances théoriques. Vous serez jugé sur les thèmes suivants : la maîtrise de la dérive, la connaissance d’une position en vol autre qu’à plat ventre, le contrôle de votre trajectoire avec un vent de côté et l’aptitude à vous poser avec précision. Cette certification vous permet de pratiquer en autonomie complète sur une drop zone qui ne dispose pas de moniteurs. Elle vous ouvre également la porte à de nombreuses spécialisations :
– B1 : ce brevet valide votre aptitude à atterrir avec précision et votre capacité à enchaîner des figures de voltige, comme le salto ou les tonneaux.
– B2 : cette certification de vol relatif valide votre aptitude à réaliser des figures avec plusieurs parachutistes.
– B3 : ce brevet de voile contact sanctionne la capacité à voler en groupe, voile ouverte, et à réaliser des figures, comme un empilement.
– B4 : il s’agit d’un brevet de vol relatif vertical, une discipline qui consiste à enchaîner les figures en formation, non pas à plat, mais tête en haut ou tête en bas.

Le BREVET C
Pour se présenter à l’épreuve, vous devez être titulaire d’un brevet B1, B2, B3 ou B4. Vous devez également avoir 200 sauts à votre actif, dont 50 au cours de l’année passée. En plus de l’épreuve théorique, un QCM sur le largage, la météo et la sécurité dans un avion, les sauts d’évaluation mesurent votre capacité à atterrir hors d’une zone école et à encadrer un vol. Cette certification vous permet de sauter hors des centres de parachutisme et de réaliser des sauts spéciaux. Par exemple, lors de manifestations aériennes.

Sauter en parachute avec Adrénactive

COMMENTAIRES

Please enter your comment!
Please enter your name here