Le bungy jumping est un loisir extrême qui procure une montée d’adrénaline unique. Mais avant de sauter, une question légitime se pose : est-ce vraiment sans danger ? En France, cette discipline est encadrée par des normes strictes qui vous garantissent de vivre des sensations fortes en toute sécurité.
Sommaire
Les normes AFNOR
Les normes AFNOR NF S52-501 et NF S52-502, élaborées conjointement par les professionnels du secteur et le ministère de la Jeunesse et des Sports, encadrent la pratique du saut à l’élastique en France :
- la norme NF S52-501 couvre notamment l’aspect administratif, la qualité de l’organisation, la formation du personnel technique et les procédures de sécurité.
- la norme NF S52-502 spécifie les exigences relatives aux élastiques utilisés pour le saut, notamment les critères de fabrication, la résistance, les méthodes d’essai, la durabilité et la fiabilité des matériaux employés.
Ces normes visent à créer un environnement sécurisé pour le sauteur, conformément aux standards internationaux.
Les règles de sécurité en saut à l’élastique
Le renouvellement régulier des équipements
En France, le matériel de saut à l’élastique est soumis à la norme NF S52-502. Les cordes élastiques utilisées sont capables de supporter des charges extrêmes, allant jusqu’à 2,5 tonnes. Elles sont composées de centaines de fils de latex ultra-résistants regroupés dans une gaine. Chaque corde est numérotée et fait l’objet de vérifications régulières. Les moniteurs remplacent les élastiques bien avant leur limite théorique d’usure : souvent après environ 150 sauts ou 6 mois d’utilisation, même s’ils semblent encore en bon état. De plus, les cordes sont protégées des UV et de l’humidité lorsqu’elles ne servent pas, et inspectées visuellement et manuellement avant chaque journée de saut.
Des tests de sécurité quotidiens
Chaque jour d’activité, avant l’accueil des clients, un test de fonctionnement de l’installation est réalisé. Concrètement, l’équipe effectue un saut de test à vide, en laissant tomber une charge lourde attachée à l’élastique – typiquement, elle est plus lourde que le plus gros sauteur du jour. Ce test de chute permet de vérifier que l’élastique, les mousquetons et les ancrages supportent la contrainte et que l’allongement se déroule correctement dans la zone de sécurité. Une distance libre d’environ 20 m doit être maintenue sous le sauteur.
Une double attache pour plus de sécurité
Le participant est généralement relié à l’élastique par deux points d’attache indépendants. D’une part, les sangles aux chevilles sont serrées et fixées à l’élastique via un mousqueton. D’autre part, un harnais intégral (similaire à celui utilisé en escalade ou en parachute) est également relié à l’élastique par une longe de sécurité. Ainsi, si par extraordinaire l’attache aux pieds venait à glisser, le baudrier corporel prendrait immédiatement le relais. Ce scénario est toutefois extrêmement rare car les attaches aux chevilles sont conçues spécialement pour ce sport et font l’objet de tests de solidité rigoureux.
La formation des opérateurs de saut
Avant chaque saut, l’équipe du centre de saut contrôle le matériel du sauteur : serrage du harnais, fixations des jambières, verrouillage des mousquetons, connexion de la longe de sécurité, etc. Un membre du staff vérifie et annonce à voix haute chaque point, puis un second membre refait la vérification, conformément au principe du double contrôle indépendant conseillé par la norme NF S52-501. Le sauteur est encadré du début à la fin, un opérateur le réceptionnant au pied du pont, avant de le laisser remonter le sauteur à l’élastique.
La vérification de l’état de santé des sauteurs
Avant un saut à l’élastique, plusieurs vérifications sont effectuées pour garantir la sécurité des participants. L’âge, le poids et l’état de santé sont contrôlés, avec un poids minimum requis et des élastiques adaptés à la corpulence du sauteur. Une autorisation parentale est obligatoire pour les mineurs, et un certificat médical peut être exigé pour les personnes âgées. La norme AFNOR déconseille cette pratique aux personnes souffrant de problèmes cardiaques, d’hypertension, de troubles articulaires ou de problèmes de dos.
Comment éviter les accidents en saut à l’élastique ?
La vitesse atteinte lors d’un saut à l’élastique est importante. Pour pratiquer en toute sécurité, il est essentiel de s’adresser à des opérateurs qui respectent les normes NF S52-501 et NF S52-502. Une fois sur place, voici les bonnes pratiques à respecter :
Respectez les consignes
Avant le saut, un briefing de sécurité est systématiquement donné. Ce n’est pas pour décorer. Écoutez, posez vos questions, et suivez les instructions à la lettre.
Évitez certaines substances
Pas d’alcool, pas de substances illicites, pas de sauts en mode lendemain de fête. Vos réflexes, votre lucidité et votre coordination sont vos meilleurs alliés.
Videz vos poches avant de sauter
Portez une tenue adaptée au saut à l’élastique. Vêtements confortables, chaussures fermées, pas de bijoux ni d’accessoires qui pourraient se détacher en vol. Faites sobre, c’est plus sûr.
Soyez prêt mentalement
Le saut à l’élastique, c’est aussi un challenge mental. Si vous êtes trop stressé ou pas prêt, il n’y a aucune honte à remettre à plus tard. Ce n’est pas une course.
FAQ
Le saut à l’élastique affecte-t-il le cerveau ?
Le saut à l’élastique entraîne une libération massive d’adrénaline, augmentant le rythme cardiaque et la vigilance. Des études ont montré qu’immédiatement avant le saut, une augmentation mesurable de l’activité cérébrale, appelée potentiel de préparation, survient environ une seconde avant la décision consciente de sauter. Mais cela n’affecte en rien le cerveau humain.
Quel âge faut-il pour faire un saut à l’élastique ?
L’âge en saut élastique est une donnée relative. Certains centres acceptent des enfants dès 12 ans, s’ils font plus de 40 kg et qu’ils ont une autorisation parentale. Les personnes âgées, de leur côté, doivent présenter un certificat médical.