Réservée à l’origine à l’entraînement des parachutistes, la chute libre en intérieur est aujourd’hui un sport à part entière. Elle pourrait même devenir une discipline olympique en 2024. Cette pratique est en plein boom en France. Depuis quelques années, les simulateurs de chute libre poussent comme des champignons aux quatre coins du pays. Ces installations hig tech proposent notamment des vols d’initiation au grand public. Voici cinq bonnes raisons de découvrir ce loisir aérien dans le vent.
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Le vol est relativement bon marché
Un vol en soufflerie coûte moins cher qu’un saut en parachute en tandem. Le prix de ce dernier avoisine en général les 300 euros. (grille tarifaire disponible ici) De son côté, le tarif d’une séance de deux minutes en simulateur de chute libre est de 65 euros. C’est beaucoup moins ! Mais deux minutes c’est très peu, me direz-vous ? En fait, c’est déjà beaucoup. En effet, en sautant d’un avion à 4 000 m d’altitude, la phase de chute libre dure environ 50 secondes. De plus, en comptant le briefing et la préparation, la durée totale d’une session en soufflerie est de plus d’une heure.
La puissance du flux d’air est réglable
Lors d’un baptême de l’air en simulateur de chute libre, le stagiaire décolle à quelques mètres du sol. Il a l’impression de voler comme un parachutiste, mais sans prendre véritablement de hauteur – c’est idéal quand on le vertige. En effet, la puissance de la veine d’air est réglable. Cela permet de doser l’intensité du vol et de s’initier à la chute libre en douceur. Ce n’est pas le cas en conditions réelles, où il faut d’emblée sauter d’un avion à 4 000 m d’altitude. La soufflerie offre une expérience unique aux personnes qui souhaitent avoir la sensation de voler sans monter dans un aéronef.
La sécurité est optimale dans le tunnel
Tous les vols en simulateur de chute libre sont encadrés par deux opérateurs de soufflerie. Le premier, qui accompagne le stagiaire dans le tunnel, lui apprend à se stabiliser. La position à adopter en suspension est la même qu’en parachutisme : à plat ventre, les bras et les jambes écartés. Le second opérateur reste à l’extérieur et gère le débit d’air. De plus, les pratiquants portent une combinaison, un casque et des lunettes. Les conditions de sécurité sont donc optimales à l’intérieur de la soufflerie.
Les premières souffleries verticales sont apparues outre-Atlantique dans les années 80. Aux Etats-Unis, on les appelle les « vertical wind tunnels. » Comment fonctionnent-elles ? Elles créent un vent suffisamment fort pour soulever quelqu’un. Le flux d’air généré par les turbines va de 180 à 270 km/h !
La chute libre indoor est grand public
Il n’est pas nécessaire d’être un sportif de haut niveau pour voler en soufflerie. Il suffit d’avoir une condition physique normale pour tenter l’aventure. D’ailleurs, dans l’Hexagone, les enfants peuvent pratiquer à partir de cinq ans. Ce sport aérien relativement nouveau est une activité à faire en famille. C’est aussi un cadeau d’anniversaire original pour les aventuriers en herbe. Les simulateurs de chute libre proposent d’ailleurs des tarifs attractifs pour les enfants et les groupes.
Les souffleries sont ouvertes toute l’année
Les avions sont cloués au sol quand il fait mauvais, au grand dam des parachutistes. À l’inverse, les simulateurs de chute libre ne sont pas dépendants des conditions météo. On peut pratiquer ce sport aérien tout au long de l’année, qu’il pleuve ou qu’il vente ! Même si pour certains mordus de sensations fortes, cela ne remplace pas un saut en parachute en 4 000 m d’altitude, c’est tout de même un sacré avantage. De plus, certaines souffleries sont équipées d’un tunnel de verre qui donne sur l’extérieur. Avec une vue à 360° sur les alentours, le stagiaire a vraiment l’impression de voler en plein ciel.