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En bref : Pour piloter un ULM seul à bord en France, il faut obtenir le brevet et la licence de pilote d’ULM correspondant à la classe de l’appareil. Le « permis ULM » est une expression courante, mais ce n’est pas l’intitulé réglementaire. Le candidat doit avoir au moins 15 ans, réussir le certificat théorique commun et valider une formation pratique auprès d’un instructeur qualifié.
Le permis ULM désigne le brevet et la licence de pilote d’aéronef ultraléger motorisé. Ces titres autorisent le vol en autonomie sur une classe précise : paramoteur, pendulaire, multiaxe, autogire, aérostat ultraléger ou hélicoptère ultraléger. Une autorisation complémentaire reste nécessaire pour transporter un passager.
Note : Les informations réglementaires de cet article concernent la pratique de loisir en France et ont été vérifiées en août 2026.
Sommaire
Le permis ULM correspond à un brevet et à une licence
La réglementation française associe deux titres : le brevet de pilote d’ULM, qui atteste les compétences acquises, et la licence, qui autorise leur exercice. Les deux sont délivrés à l’issue du même parcours.
La licence autorise son titulaire à piloter seul un ULM de la classe inscrite sur son titre. Un pilote qualifié sur multiaxe ne peut pas prendre seul les commandes d’un autogire ou d’un pendulaire sans formation complémentaire.
Le brevet et la licence ULM sont encadrés par le paragraphe 4.5 de l’arrêté du 31 juillet 1981 relatif aux brevets et licences des navigants non professionnels.
La licence de pilote ULM n’est pas limitée dans le temps. Elle ne fait pas l’objet d’un renouvellement périodique général. Le pilote reste responsable du maintien de ses compétences, de la préparation du vol et du respect des limites de l’appareil.

Quelles conditions faut-il remplir pour obtenir le brevet ULM ?
L’obtention du brevet repose sur quatre éléments : l’âge minimal, le certificat théorique commun, la formation pratique et les évaluations propres à la classe choisie.
Avoir au moins 15 ans
Le candidat doit avoir 15 ans révolus pour recevoir son brevet et sa licence. Cet âge minimal s’applique au vol d’entraînement seul à bord effectué avant l’obtention du titre.
Un candidat mineur peut suivre la formation, sous réserve des formalités demandées par l’école et de l’accord de son représentant légal.
Réussir le certificat théorique commun ULM
L’examen théorique prend la forme d’un questionnaire à choix multiple de 60 questions. Le candidat dispose de 1 h 30 et doit obtenir au moins 75 % de réponses correctes.
Le programme porte sur la réglementation, la météorologie, les principes du vol, la navigation, les communications, les performances humaines, les procédures opérationnelles et la préparation du vol.
Le certificat théorique commun reste valable pendant 24 mois. Le brevet et la licence doivent être obtenus pendant cette période. Les caractéristiques de l’épreuve figurent dans l’arrêté du 4 mai 2000 relatif aux examens ULM.
Suivre une formation pratique dans la classe choisie
La formation pratique se déroule avec un instructeur qualifié pour la classe concernée. Elle couvre la visite prévol, les contrôles de sécurité, l’utilisation des commandes, le décollage, les évolutions en vol, l’approche, l’atterrissage, la navigation et la gestion des situations anormales.
La réglementation en vigueur en août 2026 ne fixe pas un nombre minimal national identique d’heures de vol. La progression dépend du type d’ULM, de la fréquence des séances, de la météo, de l’expérience aéronautique du candidat et de son aptitude à gérer le vol sans assistance.
« Chaque élève étant différent, cette base essentielle est primordiale pour pouvoir apporter un contenu de formation et un apprentissage adapté à l’apprenant. » Gaëtan R., président de structure et instructeur ULM
Valider une épreuve au sol et une épreuve en vol
Le candidat doit réussir une épreuve au sol spécifique à sa classe et une épreuve en vol auprès d’un instructeur qualifié. L’évaluation vérifie les connaissances techniques, la préparation de l’appareil, la maîtrise des manœuvres et la capacité à prendre des décisions adaptées.
Après la réussite, l’instructeur remet les attestations nécessaires au dossier transmis à la Direction de la sécurité de l’aviation civile. Une attestation provisoire peut autoriser le pilotage seul à bord pendant huit semaines au maximum, dans l’attente du titre définitif.

Une qualification différente pour chaque classe d’ULM
Le certificat théorique est commun aux six classes, mais la formation pratique reste propre au type d’appareil. Les commandes, l’inertie, la position du pilote et les réactions au vent diffèrent fortement.
Les six classes reconnues en France
La classe 1 correspond au paramoteur. La classe 2 regroupe les pendulaires. La classe 3 concerne les multiaxes, dont les commandes se rapprochent de celles d’un avion léger.
La classe 4 désigne les autogires. La classe 5 couvre les aérostats ultralégers. La classe 6 réunit les hélicoptères ultralégers.
Le passage vers une autre classe prend la forme d’une extension de qualification. Le pilote suit une formation adaptée et valide de nouvelles évaluations pratiques. Il ne repasse pas le certificat théorique commun.
« Il n’est jamais anodin de changer de machine. » Jean-Christophe G., responsable de la commission Formation de la FFPLUM
Quel titre faut-il selon le type de vol envisagé ?
Le document requis dépend de la place occupée à bord, de la présence d’un instructeur et du transport éventuel d’un passager.
| Situation | Titre ou autorisation nécessaire | Limites principales |
|---|---|---|
| Initiation en double commande | Aucun brevet pour l’élève | L’instructeur reste responsable du vol et conserve l’accès aux commandes. |
| Vol d’entraînement seul à bord | Attestation de début de formation et autorisation écrite de l’instructeur | L’élève doit avoir au moins 15 ans et respecter le cadre défini par son instructeur. |
| Vol autonome sans passager | Brevet et licence de pilote ULM | La classe inscrite sur la licence doit correspondre à l’appareil piloté. |
| Vol avec un passager | Brevet, licence et autorisation d’emport passager | L’autorisation doit être obtenue pour la classe concernée. |
| Pilotage d’une autre classe | Extension de qualification | Une formation et une évaluation propres à la nouvelle classe sont requises. |
| Communications radiotéléphoniques | Aptitude à la radiotéléphonie en langue française | La mention correspondante doit figurer sur la licence. |
Peut-on piloter un ULM sans avoir le brevet ?
Une personne non brevetée peut prendre les commandes pendant une séance en double commande. L’instructeur reste le pilote responsable et intervient dès que la situation l’exige.
Une initiation au pilotage d’un ULM sert à tester la position à bord, les commandes et les réactions de l’appareil avant d’envisager une formation complète.
Cette séance se distingue d’un baptême de l’air en ULM. Pendant un baptême, la personne reste passagère. Une initiation comprend une prise de commandes encadrée, sans créer de droit au vol autonome.
Un élève peut effectuer des vols d’entraînement seul avant l’obtention du brevet. En août 2026, il doit avoir 15 ans, détenir une attestation de début de formation et conserver à bord l’autorisation écrite de son instructeur.
Quelle autorisation faut-il pour transporter un passager ?
Le brevet initial autorise uniquement le vol seul à bord. Le transport d’une autre personne exige une autorisation d’emport passager inscrite sur la licence.
Cette autorisation est délivrée après une phase de perfectionnement et un contrôle en vol. L’instructeur vérifie la gestion de la masse, du centrage, des performances au décollage, des trajectoires et de la communication avec le passager.
La réglementation nationale ne fixe pas un seuil automatique d’heures à effectuer après le brevet. La décision repose sur l’expérience réelle du pilote, la régularité de sa pratique et sa maîtrise de l’appareil.
Faut-il un certificat médical pour le permis ULM ?
La délivrance du brevet et de la licence de pilote ULM de loisir n’exige pas de certificat médical aéronautique de classe 1, de classe 2 ou LAPL. L’arrêté du 31 juillet 1981 exclut la licence ULM des dispositions médicales applicables aux autres licences nationales.
Le pilote doit rester physiquement et mentalement apte à prendre les commandes. Un problème de santé susceptible d’altérer la vigilance, l’équilibre, la vision, la mobilité ou la prise de décision doit conduire à reporter le vol et à demander un avis médical.
Le titre délivré par l’État doit être distingué de la licence fédérale FFPLUM. Pour une première adhésion fédérale, ou après une interruption d’au moins un an, la fédération demande un certificat médical de non-contre-indication de moins d’un an. Un médecin généraliste peut établir ce document. Les conditions figurent sur la page médicale de la FFPLUM.

Combien de temps faut-il pour passer le brevet ULM ?
La durée varie selon la classe choisie et le rythme des cours. À titre indicatif, la FFPLUM évoque environ 15 heures de formation en vol pour un pendulaire, 20 heures pour un paramoteur et 25 heures pour un multiaxe ou un autogire.
Ces volumes ne constituent pas des minima réglementaires ni une garantie de réussite. Des séances rapprochées facilitent la mémorisation des procédures et limitent le temps consacré à retrouver les automatismes.
Un cursus peut se dérouler sur quelques semaines dans le cadre d’un stage concentré ou s’étendre sur plusieurs mois. Les reports liés au vent, à la visibilité ou à l’état du terrain font partie de la formation aéronautique.
Comment choisir une école de pilotage ULM ?
L’école doit travailler avec un instructeur qualifié pour la classe recherchée et utiliser un appareil adapté à l’instruction. Le candidat peut demander comment sont organisés les cours au sol, le suivi de progression, les vols solo et les évaluations finales.
La proximité du terrain constitue un critère important. Une école facilement accessible favorise des séances régulières et réduit les interruptions longues entre deux vols.
Le devis doit distinguer les heures en double commande, les vols solo, les cours théoriques, les frais d’examen, l’adhésion, l’assurance et les démarches administratives. Un forfait court ne garantit pas que l’élève atteindra le niveau requis dans le volume annoncé.
Le type d’appareil utilisé doit rester cohérent avec le projet envisagé : vol local, navigation, location en club, achat futur ou transport d’un passager après perfectionnement.
Ce qui changera pour la formation ULM en 2027 et 2028
L’arrêté du 22 juillet 2026 prévoit une évolution progressive du suivi de la formation.
À partir du 1er février 2027, le début du cursus sera formalisé par l’ouverture d’une fiche de suivi. L’autorisation de vol seul délivrée par l’instructeur devra être reportée sur ce document.
À partir du 1er février 2028, le candidat devra avoir effectué au minimum un vol comme pilote seul à bord avant les épreuves finales. Cette réforme ne change pas le titre requis : le pilotage autonome restera soumis au brevet et à la licence de pilote ULM correspondant à la classe pratiquée.
Les questions fréquentes sur le permis ULM
Quel permis faut-il pour piloter un ULM multiaxe ?
Il faut obtenir le brevet et la licence de pilote ULM avec la qualification de classe 3, dite multiaxe. Le candidat réussit le certificat théorique commun, suit une formation pratique sur multiaxe et valide une épreuve au sol ainsi qu’une épreuve en vol.
Quel âge faut-il avoir pour passer le permis ULM ?
L’âge minimal est fixé à 15 ans révolus. Cette limite concerne la délivrance du brevet, de la licence et les vols d’entraînement seul à bord. Une école peut demander une autorisation parentale pour les candidats mineurs.
Le permis ULM autorise-t-il le transport d’un passager ?
Non. Le brevet initial autorise le vol seul dans la classe inscrite sur la licence. Le transport d’un passager exige une autorisation complémentaire délivrée après un perfectionnement et un contrôle en vol.
Le permis ULM doit-il être renouvelé ?
La licence de pilote ULM n’est pas limitée dans le temps. Aucun renouvellement périodique général n’est imposé. Une remise en vol avec un instructeur reste adaptée après une interruption prolongée ou avant de piloter une machine dont les commandes et les réactions diffèrent.
Une licence de pilote d’avion remplace-t-elle le permis ULM ?
Non. Une licence valide de pilote d’avion ou d’hélicoptère peut donner droit à une équivalence pour le certificat théorique commun, dans les conditions prévues par les textes. Le pilote doit encore suivre la formation pratique propre à la classe d’ULM et réussir les évaluations correspondantes.